Historique

Le Maroc a une longue tradition dans le domaine de la recherché agronomique qui date de la période française. Cette recherche, en particulier dans le domaine de l'horticulture, remonte même à l'époque Andalouse.

Le Maroc, par ses chaînes montagneuses et la diversité de son milieu naturel, a toujours fascine les agronomes, les écologistes, les botanistes, les géologues et bien d'autres scientifiques dans d'autres disciplines. La littérature est riche d'écrits anciens dans ce domaine.

Dès l'indépendance, le Maroc a défini les objectifs de sa politique agricole en lançant un vaste programme de construction des barrages, en cherchant l'autosuffisante alimentaire et en développant son secteur d'exportation d'agrumes et de primeurs. Des programmes ambitieux en matière de formation des cadres et de recherche agronomique ont été alors mis au point pour développer l'outil technologique nécessaire pour la réalisation de ces objectifs.

La formation des cadres en agriculture fut alors placée au premier plan parmi les priorités des programmes de développement économique. La seule école de formation d'ingénieurs d'application en agriculture, horticulture et productions animales, l'Ecole Nationale d'Agriculture de Meknès (ENA), héritée de la période française, s'est vite révélée insuffisante. Un projet de création d'un Institut de formation d'ingénieurs agronomes de haut niveau (Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II) fut mis sur pied dès le début des années 60. Cet institut fut fondé en 1966. Plus tard il engloba la formation de docteurs vétérinaires et d'autres profils dans les sciences agronomiques pour devenir depuis 1975 une véritable université agronomique dans le pays avec son actif, le jumelage de l'ENA de Meknès et de l'Ecole Nationale Forestière d'Ingénieurs (ENFI) de Salé.

L'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (IAV), sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural a connu un développement rapide et un épanouissement exceptionnel. Grâce à une formation de qualité et de haut niveau, l'IAV Hassan II a réussi à gagner l'admiration à l'intérieur du pays et le respect à l'extérieur. La France, la Belgique, les Etats-Unis, l'Allemagne, ainsi que d'autres pays occidentaux, se sont joint avec enthousiasme aux efforts de formation des enseignants et d'équipement des laboratoires de cet institut.

Allant de l'avant dans le domaine de la participation aux activités de développement dans les différentes régions du Royaume, L'IAV Hassan II a établi des projets d'extension de son campus de Rabat en aménagement des centres de recherche et de formation spécialisées, répondant aux spécificités locales régionales.

C'est ainsi que le "Complexe Horticole d'Agadir" assure depuis 1980 la formation d'ingénieurs et de techniciens en horticulture, paysage et défense des végétaux; Agadir est la zone la plus horticole du pays.

Le Ministère de l'Agriculture et de Développement Rural a recruté jusqu'au début des années 80, Presque tous les diplômés de l'IAV Hassan II et des autres écoles, afin d'assurer l'encadrement des agriculteurs. Les sociétés agricoles privées et semi privées par contre, ont toujours choisi parmi les techniciens et ingénieurs des différents services du MADR (vulgarisation, recherché, notamment) les éléments les plus expérimentés et les plus performants pour leurs recrutement. Les salaires payés par ces sociétés étant naturellement plus intéressants.

Durant les six dernières années, les programmes d'enseignement sont soumis à des rectifications importantes dans l'optique d'assurer aux étudiants, surtout ceux de la formation "technicien", une formation qui leur permet d'affronter la compétition de plus en plus forte sur le marché de l'emploi.

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