Doctorat 2007
Mamadou, A. (2007). Les effets environnementaux de la lutte chimique (Chlorpyriphos-éthyl et fénitrothion) contre le criquet pèlerin (Schistocerca gregaria Forskal, 1775) (Orthoptera: Acrididae) dans la vallée du Tafidet au Niger. Thèse (Docteur ès-Sciences agronomiques, Spécialité: Phytiatrie). Rabat (Maroc). 142 p. Langue (Fr). Encadrant(s): Mazih, A.
Doctorat 2005
Al Taweel, K.A. (2005). Lutte intégrée contre la galle commune de la pomme de terre. Thèse (Docteur d'Etat ès Sciences Agronomiques). 116 p. Langue (Ar). Encadrant(s) : Fatmi, M.
Mots-clés : POMME DE TERRE; GALLE; STREPTOMYCES; IDENTIFICATION; DENSITE; SEVERITE; ROTATION CULTURALE; SUSCEPTIBILITE; LUTTE CHIMIQUE; DEGAT; MAROC.
Résumé : L’importance de la galle commune de la pomme de terre a été évaluée sur une période de deux ans (2003 et 2004) au niveau de cinq régions parmi les plus productrices de la pomme de terre au Maroc (Doukkala, Loukkous, Meknès, Rabat et Souss-Massa). Les résultats de prospection ont démontré l’absence de cette maladie dans la région de Doukkala et sa présence dans les autres régions. L’incidence de la maladie exprimée en pourcentage de tubercules galeux, a été évalué dans chaque région et été de l’ordre de 45 ; 37,9 ; 19,6 ; et 0,4% respectivement, dans les régions de Loukkous, Meknès, Rabat et Souss-Massa. L’impact de la maladie sur la diminution des prix a été déterminé pour chaque classe de sévérité selon les producteurs de la pomme de terre. Les pertes ont été évaluées a 28,5 ; 24,8 ; 3,7 et 0,05 millions de dirhams respectivement, pour les régions de Loukkous, Meknès, Rabat et Souss-Massa. Les pertes totales dans les régions prospectées ont été évaluées à 57,1 millions dirhams (environ 6,7 millions dollars US).
Pour identifier et caractériser les souches pathogènes de Streptomyces spp. rencontrés au Maroc, des échantillons de tubercules infectés et de sol prélevés au niveau des champs de la pomme de terre, ont été collecté durant les prospections au niveau de toutes les régions étudiées. Dans un premier temps, les souches isolées ont été sélectionnées selon leur pathogénie. Ensuite, les souches pathogènes ont été caractérisées sur la base des critères morphologiques, physiologiques, biochimiques et par la production de Thaxtomin. Les résultats obtenus ont montré que 87,9% des souches appartiennent à Streptomyces scabies, alors que 12,1% des souches sont significativement différentes de S. scabies, Streptomyces acidiscabies, Streptomyces turgidiscabies et Streptomyces caviscabies.
Des essais ont été menés pour déterminer la corrélation entre la densité de S. scabies dans le sol et l’incidence de la maladie et sa sévérité sur les tubercules produites. Les données ont montré une corrélation positive entre les densités initiales de l’inoculum dans le sol et l’incidence de la maladie. Une densité d’inoculum de l’ordre de 102 cfu/g de sol engendre une incidence moyenne de 95% chez le cultivar Desirée (sensible) et 14,4% dans le cas du cultivar Nicola (tolérant). La sévérité de la maladie était de 50,1 et 9,5 % respectivement pour les cultivars Désirée et Nicola. Cependant, dans le cas d’une densité d’inoculum égale à 105 cfu/g de sol, la moyenne de l’incidence a atteint 100% chez Désirée et 82,8% chez Nicola. Alors que la sévérité de la gale a augmenté pour atteindre 76,7 et 18,2% respectivement pour Désirée et Nicola. En plus, la densité de l’inoculum à la récolte a augmenté par rapport à la densité initiale par un facteur de 1000, 1000, 100 et 100 respectivement, pour une densité d’inoculum initiale de l’ordre de 102, 103, 104 et 105 cfu/g de sol.
L’effet de l’utilisation des tubercules galeux en tant que semence sur l’incidence et la sévérité de la maladie dans la production a été évalué dans les conditions de champs. Les résultats ont montré une corrélation positive entre le taux des galles sur les tubercules et l’incidence de la maladie et sa sévérité sur la production. L’incidence et la sévérité de la maladie ont augmenté avec l’augmentation des taux des galles sur les tubercules. Les tubercules présentant une lésion ont donné une production avec 69% des tubercules galeux. D’autre part, les tubercules avec 2-3 lésions ont induit une production présentant 72,6% de tubercules galeux. En plus, les tubercules indemnes de gales originaires d’un champ infesté ont donné une production avec 66,2% de tubercules galeux. La corrélation entre le taux d’inoculum sur les tubercules et l’incidence de la gale a été évalué en utilisant des tubercules saines mais artificiellement infectés. Des résultats similaires ont été obtenus en les comparant avec les tubercules naturellement infectés. Un inoculum de 2,5 10² cfu/tubercule a donné 66,1% de tubercules infectés, et celui de 5,9 107 cfu/tubercule a donné 100% de tubercules infectés.
L’effet de la rotation culturale sur la densité de l’inoculum de S. scabies dans le sol a été évalué en étudiant séparément six cultures dans un sol artificiellement infesté (1,5 105 cfu/g de sol). Un traitement sans plantation (jachère) était aussi utilisé. Le sol a été analysé mensuellement pendant 5 mois ; et les populations de S. scabies ont été comparées avec celles du départ. Les résultats obtenus ont montré qu’il n’y a pas de différences significatives entre la densité de l’inoculum initiale et les densités finales pour tous les traitements. Dans le cas de la luzerne, une diminution par un facteur de 10 de la densité initial de l’inoculum a été remarquée.
La susceptibilité de dix cultivars de pomme de terre parmi les plus cultivées a été évalué en plein champ en utilisant un sol artificiellement infesté (1,8 105 cfu/g de sol). Aucune résistance complète n’a été observée au niveau des différentes variétés testées. L’analyse statistique des données obtenues a divisé les variétés en trois groupes :
L’effet de neuf programmes de fertilisation sur la base de l’origine d’azote et de phosphore et l’utilisation des traitements foliaires à base du manganèse, ont été évalués en utilisant un sol infesté et une variété de pomme de terre sensible (Désirée). Aucune différence significative n’a été observée entre les traitements comparés au témoin.
Un traitement chimique pour l’éradication de S. scabies à partir des tubercules en utilisant Oxos (un complexe de peroxyde de l’hydrogène, de l’acide acétique et des ions d’argent) a été évalué. Premièrement, l’effet d’Oxos a été évalué in vitro puis in vivo en utilisant deux méthodes d’application. Dans l’essai in vitro, Oxos à une dose de 0,1% a induit une réduction de 99,9% de la population bactérienne après une minute. L’éradication totale de S. scabies a été induite par Oxos à une dose de 0,5% et 1% respectivement, après une exposition de 3 et 1 minute.
Dans l’essai in vivo, les tubercules naturellement infectés ont été utilisés, ainsi que deux méthodes d’application (pulvérisation et immersion). L’application d’Oxos à une dose de 5, 10 et 20% a réduit significativement l’incidence de la gale et sa sévérité et ceci pour les deux méthodes comparées au témoin. La méthode de l’immersion a montré des résultats meilleurs que la méthode de la pulvérisation. La pulvérisation des tubercules avec une solution de 5, 10 et 20% a donné une réduction de la maladie de 30,9 ; 31,5 et 50,8% respectivement. Tandis que pour la méthode de l’immersion, la réduction a atteint 76,7 ; 92,1 et 98,3% respectivement pour les même dose d’Oxos. Aucun effet sur la germination ou la production des tubercules n’a été observé avec Oxos à des doses de 40 à 60%.
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